| L'écorce terrestre n'est pas constituée
d'un seul tenant. Elle est divisée en plaques.
(photo 1) Les frontières
entre ces plaques sont des zones à haut risque
sismique. C'est là qu'elles s'écartent,
entrent parfois en collision entre elles ou encore glissent
les unes le long des autres en se chevauchant. A l'échelle
des temps géologiques, les tremblements de terre
sont des phénomènes instantanés
qui résultent du glissement instable de deux
compartiments de la partie supérieure de la croûte
terrestre le long d'une zone de faille. (photo
2) La surface de faille affectée peut
varier de quelques m2 pour les tremblements de terre
les plus faibles détectés par les instruments,
à plusieurs milliers de Km2 pour les séismes
les plus importants. Dans les régions continentales,
la zone sismogène, c'est-à-dire la zone
dans laquelle prennent naissance les tremblements de
terre, s'étend d'une profondeur proche de la
surface de la Terre à des profondeurs de 10 à
25 Km selon la région considérée.
Les tremblements de terre sont dits “grands”
lorsqu'ils affectent toute l'épaisseur de la
zone sismogène. Dans ce cas, des ruptures peuvent
se produire à la surface du sol. Par comparaison
avec l'activité sismique aux limites des plaques
lithosphériques (photo 3),
l'occurrence de tels séismes est relativement
rare dans les régions situées à
l'intérieur des plaques et considérées
comme stable du point de vue tectonique. Etant donné
la vulnérabilité croissante des grandes
zones urbaines, des dégâts importants sont
provoqués par de tels événements
dans les régions à grande densité
de population. (photo 4)
La durée du cycle sismique correspond à
l'intervalle de temps écoulé entre deux
grands tremblements de terre. Les nombreuses études
dans les zones actives à la limite des plaques
lithosphériques (photo 5)
montrent que la période de retour des grands
tremblements de terre y est de l'ordre de 100 à
1000 ans le long des failles actives. Dans les zones
considérées comme stables, l'activité
est sporadique avec des périodes d'activité
incluant quelques grands événements (deux
ou trois) durant une période de temps relativement
courte (10.000 à 20.000 ans), suivies de longues
périodes d'inactivité pouvant atteindre
plusieurs centaines de milliers d'années.
Une vision réaliste de l'activité sismique
dans nos régions ne peut donc être obtenue
sans la collecte d'informations sur les tremblements
de terre et les déformations tectoniques au cours
des quelques dernières dizaines de milliers d'années.
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